Dernière à Paris
Entérinées les discussions acerbes et stériles
Exacerbées les solitudes malines et câlines.
Recroque-vrillés dans nos carapaces citadines
Cochées de flèches et de grilles imbéciles.
Amalgamées les bannières faciles
Et les croix dressées, les langues assassines
Interdites de séjour pour la partie fine
Des langues de putes et des maîtres de ville
Partir ne veut plus rien dire
Hallucinées les salles diffusent le formol
Ensevelies dans des boites pour cracmol,
Amarrées nos jeunes années ne partiront
Jamais plus à la dérive. Plus jamais
Amadoué pour rien ou si peu de tout.
Etranglé, bottes sanglées, autour du cou
Les réponses flottent dans les suites de séries B
Où les termites viennent à leur tour se rassasier.
Les mains coupées et les ressources salies
Vite oubliées dans le mauvais vin et l’ennui
Des vies offertes à satisfaire l’indécis.
On exécute, on s’écroule… on se rassit.
Partir ne veut plus rien dire

